Le Conseil consultatif régional académique de la formation continue des adultes qui se prononce sur la mission de formation continue des adultes exercée par le ministère de l’éducation nationale, de jeunesse et des sports et, le cas échéant, aux autres missions exercées par les groupements d’établissements (GRETA) s’est réuni le 30 juin 2026.

L’ordre du jour

Bilan d’activité et financier 2026 du réseau des GRETA CFA
Bilan social du réseaux des GRETA
Stratégie académique de la formation continue des adultes

Notre déclaration liminaire (en intersyndicale avec la FSU)

Madame La Rectrice, Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames, Messieurs,

Plusieurs rectorats de régions académiques ont pris l’attache des services du ministère afin de transférer les activités des GRETA de leurs académies dans les GIP FCIP, à l’image de ce qui s’est fait dans le VAR début 2025 et pour le GRETA Midi-Pyrénées Nord en septembre de cette même année. Il apparaît que d’autres demandes sont déjà déposées et que des discussions sont parfois bien entamées entre ces régions académiques et le ministère pour envisager ces transferts dans un temps plus ou moins court.
Présenté comme une solution qui devait être exceptionnelle à des problèmes financiers cela s’apparente de fait à une manière d’évacuer la mission de la formation continue des adultes du sein de l’Éducation Nationale tout en mettant en place des plans sociaux à bas bruit. Les premiers bilans ne font pas apparaître d’assainissement des mauvaises situations financières. Rappelons que la très grande majorité des personnels GRETA est contractuelle et donc précaire. Alors que les GRETA bénéficient d’un bon maillage territorial et de personnels, dotés d’un véritable savoir-faire, reconnus pour leurs spécificités, la poursuite de l’absence du soutien du Ministère les conduirait à court terme à leur disparition.

Le ministère favorise davantage l’accompagnement des demandes des régions académiques que la sauvegarde d’un outil de service public qui fait ses preuves depuis plus de 50 ans. La marchandisation de la formation et la mise en concurrence exacerbée entre les organismes de formation professionnelle ne sont pas non plus étrangères à cette situation tout comme ne l’est pas l’austérité budgétaire qui grève les fonds de la formation en région, réduit les appels d’offres, et tout autant la qualité globale de la formation professionnelle.

La CGT Éduc’action et la FSU sont alertées par l’opacité dans laquelle se déroulent ces « discussions » entre régions académiques et ministère ainsi que par la future et prévisible mise devant le fait accompli des personnels à un moment où le projet est déjà bien avancé. C’est toute la question du dialogue social qui se pose là avec l’absence des organisations syndicales, en même temps que se joue l’avenir des GRETA et de leurs personnels.

Madame La Rectrice, Monsieur le Secrétaire Général, nous vous demandons un éclairage franc et sincère de la réalité pour les GRETA dans l’académie de Rennes.

Aujourd’hui, nous étudions les bilans financiers du réseau des GRETA-CFA.

Excepté pour le GCA, on constate une forte baisse des jours de trésorerie bien en dessous des 90 jours idéalement, et particulièrement alarmant pour le GBO à 32 jours seulement. Ceci combiné à des résultats négatifs de plus de 600 000€ pour le GBO et le GBS (entré dans une 3ème année consécutive de résultats négatifs) et des fonds de roulement en forte baisse, l’inquiétude est grande. Nous vous avions interrogés lors du CCRAFCA du 7 janvier 2026 sur le nombre de postes non reconduits. La réponse a pu être très vague pour un GRETA. Nous sommes aujourd’hui le 30 juin, aussi les renouvellements de contrats vous sont connus car ils ont dû être envoyés. Combien de non-renouvellements de CDD avez-vous prévu pour septembre ? Combien d’ETP cela représente-t-il ? combien de contrats de moins d’un an envisagez-vous ?

Des personnels arrivant à la CDIsation subissent la non reconduction de leur contrat, le raccourcissement de la durée de leur contrat initial (moins de 1an) ou la réduction de leur quotité horaire. Des ruptures de CDI par rupture conventionnelle ou démission restent des choix contraints pour les salarié·es. Des demandes d’augmentation sont refusées au vu de la situation économique.

Dans le même temps, les IFFCA sont calculées sur le montant maximum. Les personnels, à qui les Directions demandent un effort tant dans les dépenses que dans la non revalorisation des salaires, demandent à leur tour un effort des Directions pour que la perception des IFFCA soient à verser au minimum. La CGT Éduc’action et la FSU rappellent que la liste des fonctions susceptibles d’ouvrir droit à l’indemnité et le montant total des crédits affectés aux IFFCA, doit être préalablement établis par l’assemblée générale des GRETA, puis transmis à la Rectrice pour avis, au regard notamment de la situation financière du groupement et de la pertinence des fonctions retenues, et enfin arrêtés par les conseils d’administration de l’EPLE support du groupement, en tenant compte de l’avis de la Rectrice. Cette procédure n’est jamais suivie dans ce sens.

Les réponses de l’administration

Sur la question des IFFCA, nous avons eu le droit à une réponse très claire du DAFPIC : son rôle se limite à vérifier la légalité des décisions : sont-elles prises conformément aux textes ? Ensuite, c’est aux GRETA de faire le choix du montant alloué…

Bref, un positionnement sur la forme et en aucun cas sur le fond : est-il éthique de voter le taux maximum pour les chef·fes d’établissement pendant que tant d’efforts sont demandés aux salarié·es ?

Sur la question du passage en GIP, il n’en est pas question : ce n’est pas la stratégie de l’académie…

1-Bilan d’activité et financier 2026 du réseau des GRETA CFA

Le chiffre d’affaire de l’ensemble du réseau est en baisse de -4 % et la part public/privé reste stable. Malgré les inquiétudes de l’an passé, les déficits ont été contenus. 80 % de l’activité portent sur la Région et l’apprentissage.
Pour la rentrée 2026, les bons de commande commencent à arriver, même si la Région annonce une réduction de 20 % des bons de commande. En comparant avec la réalité d’exécution, la tendance est entre 5 et 10 % de réduction, ce qui est rassurant sur la qualité des GRETA.
La Région offre maintenant la possibilité d’utiliser les reliquats. Ces reliquats ajoutés aux commandes actuelles laissent l’espoir d’arriver au niveau antérieur. On constate une baisse d’activité sur l’apprentissage, comme la tendance du national, mais cette activité reste relativement maintenue.
L’activité formation continue est soutenue, ce qui n’est pas le cas dans certaines autres régions ou académies qui ont perdu les commande de la Région. Pour 2026, on attend l’appel d’offre mais au regard des bons de commande qui sont arrivés et la bascule entre certaines actions pour utiliser les reliquats, 2026 ne devrait pas être trop impacté.
Chaque CESUP ou président a présenté le bilan financier de chaque GRETA.
Deux GRETA ont des résultats négatifs : GBO = –672k€ et GBS = –608k€.
La baisse d’activité et les incertitudes des marchés aboutissent à une baisse du taux de masse salariale dans chaque GRETA. Globalement, les ajustements se font sur les CDD et les quotités. Il y a une volonté de conserver les CDI et leurs compétences.
Le Fonds Académique de Mutualisation FAM a majoritairement servi à accompagner les GRETA dans le passage du logiciel PROGRÉ (financé par le ministère) au logiciel AMMON (privé payant).
Un point a été fait sur Plan de développement de compétences PDC (anciennement PAFOC) : augmentation du nombre de jours de formation et du nombre de personnes formées – taux de présence de 79 %

2-Bilan social

Le nombre de contractuel·les diminue à hauteur de celui de 2023. Les agent·es BOETH représentent 7 % de l’effectif total.

À la question de la CGT sur la réglementation pour la mise en place d’un aménagement de poste, notamment concernant les délais, la réponse a été qu’il y a une politique RSE établie avec des référents handicaps. La procédure est la même que pour les personnels du rectorat, en lien avec la DRAT.

49 % pour les enseignant·es et 51 % pour les admin ont plus de 50 ans, mais il apparaît une augmentation de la présence de jeunes collègues. Les recrutements sont en chute passant de 80 en 2024 à 60 en 2025 mais les départs restent contenus avec 80 départs d’agents contractuels (dont 64 % pour démissions, ruptures conventionnelles ou retraite).

Un GT est proposé aux organisations syndicales pour l’analyse des tableaux donnés par la FSU sur les congés pour raison de santé et la transparence des salaires. La CGT sera présente à ce GT.

Pour le label EDUFORM, GEB et GBO ont une non conformité à lever avant août ou octobre.

3-Stratégie académique de la formation continue des adultes

Le DRAFPIC présente le plan de professionnalisation des acteurs et actrices des GRETA. Une production sur l’IA sera diffusée. Les formations sont ouvertes aux personnels enseignants EN car les apprenti·es sont intégré·es.

By Published On: 1 juillet 2026Categories: CCRAFCA, GRETA0 Comments on CCRAFCA du 30 juin 2026Tags: , , , ,

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