Ordre du jour

Déclarations liminaires
Déclaration CGT Éduc’action Bretagne
Depuis plusieurs mois, plusieurs organisations dénoncent les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.
Nous dénonçons ce budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail, de poursuite du déclassement salarial de nos professions et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public d’Éducation. Nous dénonçons la vision budgétaire et court-termiste du gouvernement : la variable démographique ne peut être la boussole principale des choix en matière de moyens pour l’Éducation nationale. Nous alertons dès maintenant sur la nécessité de préserver l’Éducation nationale dans le prochain budget.
Nous refusons de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage. Les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive vont s’amplifier. La baisse démographique doit est une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe.
A cela, s’ajoute plusieurs choses :
- En premier lieu, le refus d’accéder à la revendication de la création d’un statut de catégorie B pour les AESH maintenus dans la précarité permanente qui s’accentue au vu de l’inflation des prix.
- En deuxième, des projets de lois annonçant une nouvelle vague de décentralisation des personnels de santé ou des secrétaire généraux des EPLE.
- Et en troisième, le refus de revalorisation des salaires, des menaces sur le statut des fonctionnaires, la baisse des moyens pour l’action sociale en faveur des personnels.
Pour en revenir au CSA de ce jour, pas de proposition pour les moyens infirmièr·es sur la répartition des 4 postes pour la rentrée. c’est l’occasion pour nous de revenir sur le GT qui proposait des suppressions qui n’ont plus lieu d’être.
Le ministère a annoncé la création de 4 postes de psy-en pour la rentrée qui ne sont pas pris en compte dans les documents.
Pour les personnels de laboratoire : 37,5 postes vacants prévus à la rentrée 2026 dans l’académie et un concours pour… 8 postes seulement, un effort doit être fait pour résorber la précarité des personnels contractuel·les qui subissent des bas salaires.
Merci pour votre attention
Déclaration intersyndicale CGT Éduc’action – Sud Éducation – FNEC FP FO
Nos organisations syndicales réaffirment leur soutien total au collègue professeur convoqué par le rectorat le 9 février dernier pour avoir exprimé son soutien au peuple palestinien.
Nous dénonçons avec force l’attaque dont a été victime notre collègue enseignant et délégué syndical de SUD éducation 29. Cette convocation s’inscrit dans un contexte préoccupant de remise en cause des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et la liberté syndicale, pourtant garanties aux agents et agentes de la fonction publique.
Au-delà de la situation individuelle, cette affaire révèle une dérive inquiétante de l’institution. La hiérarchie tente ici d’imposer une interprétation restrictive du devoir de neutralité, qui devient un outil de censure politique plutôt qu’un principe garantissant l’égalité de traitement des usager·es.
Ainsi, plusieurs éléments doivent être rappelés :
- La salle des professeurs est un espace réservé aux personnels, distinct de l’espace pédagogique, où l’expression syndicale est légitime et légale
- La liberté d’expression des fonctionnaires est encadrée mais réelle ; et cette liberté inclut donc l’expression d’opinions dans un cadre syndical ou entre collègues
- L’affichage sur un panneau syndical relève explicitement du droit syndical, que l’administration ne peut restreindre arbitrairement
En réalité, ce qui est visé ici, ce n’est pas un prétendu manquement à la neutralité, mais bien l’expression d’une position politique critique, portée dans un cadre syndical. Cette situation traduit une volonté de faire taire la solidarité et les engagements en soutien au peuple palestinien.
Nos organisations syndicales souhaitent également rappeler que l’expression syndicale ne se limite pas à la défense des conditions de travail des agent-es de l’éducation nationale.
Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.
Nous rappelons ici que depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.
Nous dénonçons aussi une solidarité à géométrie variable et refusons le deux poids, deux mesures.
Dès le début de la guerre en Ukraine en 2022, un élan massif de solidarité s’est exprimé dans la société : accueil des réfugié·es, affichages de soutien par notre académie envers les élèves et enseignant·es ukrainien·nes accueilli·es sur notre territoire, prises de position publiques dans les établissements scolaires.
Nous avons soutenu et soutenons pleinement cette solidarité. Mais nous refusons qu’elle soit à géométrie variable.
Pourquoi ce qui est légitime pour le peuple ukrainien deviendrait-il répréhensible pour le peuple palestinien ? Pourquoi afficher un drapeau ukrainien sur le site de notre académie est-il possible, tandis qu’un drapeau palestinien vaudrait une convocation disciplinaire ?
Les Palestinien·nes doivent bénéficier du même élan de solidarité, du même droit à l’expression publique, du même accueil digne et inconditionnel.
Refuser cette égalité, c’est accepter une hiérarchisation des vies et des souffrances.
Nos organisations syndicales réaffirment leur attachement internationaliste à une paix juste et durable entre Palestinien·nes et Israélien·nes, fondée sur le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


