Madame la Rectrice, Monsieur le Secrétaire Général
Mesdames, Messieurs, membres de la F3SCT académique,

L’ambiance actuelle est si anxiogène … ça chauffe dans tous les sens du terme.
Pour reprendre les mots de notre secrétaire Sophie Binet : « Si des records de chaleur ont été battus depuis le printemps 2026, le printemps 2027 pourrait jeter un froid polaire avec une présidentielle de tous les dangers pour la démocratie et une possible victoire de l’extrême droite. La CGT entend tout faire pour mettre le monde du travail et les questions sociales au centre du débat public. »

Depuis plusieurs jours, ça chauffe dans les lycées. Nous assurons notre soutien à tous les personnels et les élèves qui ont été agressé·es, notamment celles et ceux du LP Coetlogon. Des lycéennes et des lycéens se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, locaux dégradés ou insalubres, difficultés d’accès aux soins et à l’accompagnement social , Parcoursup et, plus largement, pour faire entendre leurs revendications. Contrairement à l’idée qu’essaie d’installer le gouvernement, leurs revendications ne sont pas partisanes mais liées à leurs conditions de vie et d’études, et font ainsi partie de leurs libertés syndicales. Ces revendications sont légitimes. Elles sont aussi les nôtres. Pourtant ce mouvement fait l’objet d’une répression qui s’intensifie. Les violences subies génèrent un sentiment d’injustice qui amène à l’escalade de la violence. Comment peut on demander à un jeune d’être plus raisonnable qu’un adulte. À la colère légitime de la jeunesse, une seule réponse est acceptable : des moyens pour l’École, pas la répression !

En juillet, nous faisions mention des centaines de fiches SST liées aux canicules. Le mois de septembre a lui aussi connu ses vagues de chaleur avec des températures de plus de 30 degrés dans des salles dans lesquelles sont entassé·es jusqu’à 30 voire 35 élèves. Pour la CGT, la crise écologique est le résultat direct du système capitaliste et de sa recherche de profits à court terme au détriment de l’humain et de l’environnement. Le 9 septembre 2026, l’intersyndicale de l’éducation a quitté la réunion de la F3SCT ministérielle sur le plan vague de chaleur, qui s’est tenue en absence du ministre et sans aucun engagement politique pour protéger la santé des personnels et des élèves. Le gouvernement a coupé de 40 millions d’€ le budget annoncé pour le diagnostic et l’équipement des bâtiments scolaires, qui en comptait pourtant 60 millions en juillet. C’est inacceptable. Face à la situation, la CGT Éduc’action, avec l’Alliance Écologique et Sociale, revendique un plan massif de rénovation du bâti scolaire de 50 milliards d’€ sur 10 ans, financé par des recettes fiscales sur les dividendes des actionnaires, les transactions financières et les grandes fortunes. C’est essentiel pour être en mesure de répondre à l’urgence sociale et environnementale : protéger les personnels et les élèves tout en mettant en œuvre la sobriété énergétique. Il faut un budget en forte augmentation pour les services publics et les agent·es. Alors oui, cela coûte. Mais cela sʼappelle de la prévention, et cʼest toujours plus économique et plus juste que la réparation. 
Et c’est certainement moins coûteux socialement que de fermer des établissements ainsi que le prévoit le plan lycée 2040 et contre lequel nos camarades de la région brestoise sont actuellement en lutte, attendant une réponse au courrier qu’ils et elles ont envoyé à la Rectrice le 16 septembre dernier.

Pour en revenir aux points de l’ordre du jour qui nous occupent aujourd’hui :
Avec une différence de 133 en 2025 (contre 18 en moyenne sur les 5 dernières années), le net décrochage entre les accidents de travail déclarés et les reconnus pose question. On connaît l’explication habituelle sur les dossiers rejetés car incomplets ou les dossiers non traités au moment du bilan. Cela suffit-il cette fois ? Même si les nouvelles démarches de déclaration sur Colibri devraient faciliter les demandes, les moyens dans les services de la DRAT sont à interroger. La fréquence des accidents de travail baisse légèrement, certes, mais les arrêts sont plus longs. Les constats sont là mais combien d’accidents ont donné lieu à une analyse des causes et ont entraîné une mesure de prévention primaire concrète ? Le nombre de maladies professionnelles ou d’origine professionnelle reconnues est en baisse ainsi que le nombre des demandes hors tableau liées aux RPS. Il manque toujours le nombre total de demande de reconnaissance de maladie professionnelle et le nombre de refus, notamment pour les RPS.
L’enjeu de la prévention des RPS est primordial, d’autant quand on constate ces chiffres de plus de 81 % de fiches dans le premier degré et 76,8 % de fiches SST relatives aux RPS avec une forte proportion de RPS en lien avec la relation avec les élèves. La CGT Éduc’action revendique, plus que jamais, le recrutement d’enseignant·es, le renforcement de la formation spécialisée, un véritable statut pour les AESH, davantage d’interventions du médico-social et le renforcement des RASED afin que l’École inclusive soit une réalité de qualité. L’inclusion ne peut pas reposer sur la bonne volonté des personnels ni se faire à moyens constants. Elle nécessite une politique volontariste, des droits, des personnels formés et des moyens à la hauteur des besoins !
Lors de la F3SCT du 2 juillet, la CGT Educ’action a proposé 5 avis concernant les CGU du RSST. Ces avis sont restés sans réponse alors que l’administration à deux mois pour y répondre par écrit. Les CGU étant à l’ordre du jour, nous espérons que des réponses seront apportées.

Enfin, la CGT Educ’action souhaite soumettre un avis sur le télétravail des personnels administratifs en EPLE et leurs conditions de travail.

Ordre du jour

Diaporama diffusé

By Published On: 3 octobre 2026Categories: F3SCT-A, Instances0 Comments on F3SCT du 1er octobre 2026

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